Jeter le doute sur ceux qui doutent

Étrange époque où l’hommage du vice à la vertu de l’esprit critique cherche à nous tromper comme il a toujours cherché à nous tromper, la puissance des médias et des réseaux sociaux en plus.

Je vous livre un lien vers une revue de presse de France Inter qui m’a laissé à ce point perplexe que je l’ai écoutée plusieurs fois. Elle dure 6 mn.

https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-18-avril-2018

Je vous livre aussi le lien vers l’article du journaliste incriminé Robert Fisk traduit par l’équipe du blog Les Crises d’Olivier Berruyer afin que vous vous en fassiez un avis personnel.

https://www.les-crises.fr/en-quete-de-verite-dans-les-decombres-de-douma-et-les-doutes-dun-medecin-sur-lattaque-chimique-par-robert-fisk/

Cet exemple illustre la difficulté que je perçois croissante d’y voir clair sur bien des sujets.

Et ce pour des raisons intrinsèques à la complexité des choses et à la distance qui nous en sépare mais aussi par la confusion voulue ou pas sur ces sujets.

Et bien sûr que le doute est permis.

Mais nous sommes dans une mise en abyme et donc sans fin où nous finissons par douter d’avoir jamais un avis pertinent sur quoi que ce soit tandis que de modernes Tartuffe défilent pour nous dire le Bien et le Mal. Vous aviez cru être débarrassés de l’emprise de la morale sur la société ? Il faudra vous y faire ; toute société sécrète son contrôle social et trouvera sans problème un clergé pour l’assurer.

 

Publicités

Caricatures

Fabrice d’Almeida nous rappelle que les vieilles recettes de la propagande nazie peuvent être réutilisées parfois en toute connaissance de cause.

Témoin cette caricature retirée rapidement des réseaux sociaux par l’équipe de campagne de François Fillon.

Je crains que plus d’une caricature ne relève de ces techniques perfides. D’ailleurs, je n’aime pas beaucoup les caricatures.

http://www.huffingtonpost.fr/fabrice-d-almeida/caricature-macron-antisemite-fillon/

 

Propagande

Dans l’un de ses récents posts publiés depuis qu’il fait l’objet d’une attaque en règle de la part du quotidien Le Monde, Olivier Berruyer a cité un ouvrage paru en 1997 intitulé « Georges Orwell face à ces calomniateurs ». Cet extrait me parait très éclairant. Je vous le retranscris ci-dessous.

“On sait, en effet, que la propagande totalitaire n’a pas besoin de convaincre pour réussir et même que ce n’est pas là son but. Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus. Cet intéressant résultat, l’abasourdissement médiatique l’obtient très naturellement par le moyen de ses mensonges incohérents, péremptoires et changeants, de ses révélations fracassantes et sans suite, de sa confusion bruyante de tous les instants. Cependant, si chacun, là où il se trouve, avec ses moyens et en temps utile, s’appliquait à faire valoir les droits de la vérité en dénonçant ce qu’il sait être une falsification, sans doute l’air du temps serait-il un peu plus respirable.” [Encyclopédie des Nuisances, George Orwell devant ses calomniateurs, Quelques observations.]