Semaine de la haine (Castelnau)

À méditer, ce post de Régis de Castelnau à propos du déchaînement des médias et des réseaux sociaux sur Bertrand Cantat et Harvey Weinstein.

Avec un bonus sur l’effrayant hashtag #balancetonporc…

http://www.vududroit.com/2017/10/cantat-weinstein-semaine-de-haine/

 

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Propagande

Dans l’un de ses récents posts publiés depuis qu’il fait l’objet d’une attaque en règle de la part du quotidien Le Monde, Olivier Berruyer a cité un ouvrage paru en 1997 intitulé « Georges Orwell face à ces calomniateurs ». Cet extrait me parait très éclairant. Je vous le retranscris ci-dessous.

“On sait, en effet, que la propagande totalitaire n’a pas besoin de convaincre pour réussir et même que ce n’est pas là son but. Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus. Cet intéressant résultat, l’abasourdissement médiatique l’obtient très naturellement par le moyen de ses mensonges incohérents, péremptoires et changeants, de ses révélations fracassantes et sans suite, de sa confusion bruyante de tous les instants. Cependant, si chacun, là où il se trouve, avec ses moyens et en temps utile, s’appliquait à faire valoir les droits de la vérité en dénonçant ce qu’il sait être une falsification, sans doute l’air du temps serait-il un peu plus respirable.” [Encyclopédie des Nuisances, George Orwell devant ses calomniateurs, Quelques observations.]

Souveraineté de l’esprit (suite)

Un grand classique : la citation de Patrick Le Lay, PDG de TF1.

« A la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit […] Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. »

Le pouvoir de sidération : quelle légitimité ?