Un monde sans inflation

Une fois de plus, Olivier Passet nous offre une synthèse éclairante de notre monde actuel avec un focus monétaire. Ce n’est pas l’explication absolue de tout, c’est un point de vue, un angle de vue et il y a évidemment d’autres angles et d’autres points d’observation. Mais celui-là est majeur.

La vidéo dure 4mn25.

Bonne écoute !

http://www.xerficanal-economie.com/emission/Olivier-Passet-OPA-Comprendre-cette-economie-ou-l-inflation-s-evapore-7267_3745611.html?utm_source=Mod%E8le%20diffusion%20Xerfi%20Canal&utm_medium=email&utm_campaign=XC270518

 

Expertise (bis)

Olivier Passet nous rappelle la difficulté croissante à comprendre la situation et les évolutions économiques avec les grands indicateurs classiques.

Une démonstration dans une vidéo de 4 mn.

http://www.xerficanal-economie.com/emission/Olivier-Passet-Brouillard-economique-trop-d-indicateurs-sont-faux-ou-perimes-4145_2898.html?utm_source=Mod%E8le%20diffusion%20Xerfi%20Canal&utm_medium=email&utm_campaign=XC040617

 

Impact de la démographie sur l’économie

La croissance dépend aussi et même surtout de paramètres lourds d’impact comme l’évolution démographique. Il en est de même pour la dette publique et privée. Ceci rend illusoire l’espoir d’un retour vigoureux de la croissance.

Illustration avec cet article de Charles Sannat.

Bonne lecture !

De la surpopulation à la dépopulation : pourquoi la croissance est en berne

 

 

Politique de l’offre, politique de la demande

À droite comme à gauche, on célèbre la politique de l’offre comme la panacée qui nous rapportera la croissance. Mais qu’est-ce qu’une offre sans demande ? De la surproduction ou de la déflation.

Il y a quelque décennies, on célébrait la relance de la croissance par la demande. Mais qu’est-ce que la demande sans offre ? Du déficit commercial ou de l’inflation.

Qu’est-ce qui manque donc pour que la pompe de la croissance s’amorce vraiment ?

 

Doctrine économique et vertu

La révolution néolibérale de 35 dernières années a permis de sortir du piège inflationiste des politiques dites keynésiennes.

S’appuyant sur des outils monétaires (les taux d’intérêt notamment), elle a imposé la « grande modération » : peu d’inflation et un regain de dynamisme économique s’appuyant sur les nouvelles technologies et le boom des échanges internationaux.

Dans le même temps, pour des raisons diverses (dérèglementation de la finance, inversion des excédents et transformation du recyclage de ces excédents décrites très clairement par Yanis Varoufakis), une autre forme d’inflation est apparue, celle des actifs financiers.

Tout ceci nous renvoie à la question de la création monétaire.

Dans la philosophie néolibérale américaine et plus encore dans la philosophie ordolibérale allemande et maintenant européenne, le diable est l’Etat laxiste (l’Etat tout court pour les libertariens). L’Etat est naturellement démagogue et dépensier. Il convient donc de lui retirer les outils de la création monétaire. Pour ce faire, la Banque Centrale devient indépendante du pouvoir politique et l’Etat se finance sur les marchés obligataires, ce qui l’oblige à une certaine rigueur puisqu’il faut rembourser ses dettes. On ne peut plus monétiser les dettes.

Or, les banques commerciales conservent la capacité de créer de la monnaie en accordant des prêts et les marchés financiers créent une pseudo-monnaie en créant des actifs particulièrement liquides.

Une récente enquête de McKinsey montre chiffres à l’appui que depuis des années, le volume mondiale de dettes croie plus vite que le PIB mondial. Pour plus d’informations, je vous renvoie à mon post sur le sujet qui vous donnera le lien vers cette enquête.

Indépendamment de toute considération de justice sociale ou de démocratie, je me pose donc la question de la vertu en matière monétaire si tant est que ces mots aient un sens.

Je ne suis pas un admirateur de Margaret Thatcher mais je ne voudrais pas perdre le bénéfice d’une remise en question d’un Etat inmaitrisable (socialiste diront certains). En revanche, je ne vois pas où est la vertu du fonctionnement actuel des marchés financiers et du système bancaire.

On suivra à ce propos avec intérêt les débats actuels en Islande sur la création monétaire. Je crains que ça ne couvre qu’une toute petite partie du sujet mais toute réflexion est bonne à prendre.

À suivre…