Géopolitique de la finance (Alexandre Kateb)

Je ne connais pas bien Alexandre Kateb.

Diplômé de l’Ecole Centrale de Paris et de Sciences Po, il dirige un cabinet de conseil et d’analyse financière et enseigne à Sciences Po après avoir travaillé dans le monde bancaire.

Je l’ai lu pour la première fois sur le site de La Tribune. Il avait écrit un billet sur la problématique de la dette grecque en soulignant l’approche raisonnable du nouveau gouvernement grec. J’ai publié le lien vers ce billet de La Tribune le 25 février dernier.

Par curiosité, je suis allé voir son blog.

Ce blog est graphiquement une réussite (foi de blogueur amateur). Mais surtout, c’est une mine de billets très intéressants.

Je vous en propose un directement lié à notre sujet de la souveraineté. Il s’intitule « Petite introduction à une géopolitique de la finance ».

https://alexandrekateb.wordpress.com/2014/07/26/611/

Etats, banques centrales, banques privées, places offshore, monnaies. Le sujet est vaste et capital. À suivre !

En attendant, bonne lecture !

 

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Dette souveraine (suite)

J’ai légèrement modifié mon billet précédent car la Grèce paye des intérêts au hauteur de 4,5% de son PIB.

Cependant, comme je trouve que ce montant est faible (c’est une façon de parler…), il méritera un billet à part entière pour en faire l’analyse.

Très honnêtement, ça ne change pas le raisonnement que je vais maintenant développer.

Je m’explique.

On appelle excédent primaire l’excédent budgétaire d’un état avant paiement des intérêts sur la dette.

Exemple : si je suis un état qui a des comptes équilibrés, je n’ai ni excédent, ni déficit. Excédent primaire = zéro.

Si j’ai des dettes, pour être à l’équilibre, il faut que je dégage un excédent primaire d’un montant équivalent au montant de mes intérêts.

Vous me suivez ?

Dans le cas de la Grèce, elle doit dégager un excédent primaire de 4,5 % de son PIB.

Faute de quoi, le montant de sa dette augmente pour couvrir le paiement des intérêts qu’elle ne sait pas payer.

Même l’Allemagne ne dégage pas un excédent primaire aussi élevé. Son budget sera à l’équilibre cette année,  me semble-t-il, ce qui est d’ailleurs remarquable.

Conclusion : la Grèce ne peut pas rembourser sa dette. Et sa dette ne peut qu’augmenter.

Pour vous permettre d’aller plus loin sur ce sujet, je vous propose ce lien vers un billet paru dans le journal économique La Tribune :

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150203trib4c6bbfa36/pourquoi-un-effacement-de-la-dette-grecque-est-justifie.html

Bonne lecture  !