Marche inexorable vers un autre monde

Sans aller jusqu’à une extinction de l’humanité dans les 10 ans comme Guy McPherson, Olivier Rey,  chercheur au CNRS , est persuadé que nous allons subir dans les décennies à venir des changements radicaux dans nos façons de vivre et ce ne sera pas une partie de plaisir.

 

Voici un extrait significatif de cet article :

« Aujourd’hui, nos sentiments face à la catastrophe sont ambigus. À l’horreur se mêle une forme d’attente et de soulagement. Nous savons en effet que la trajectoire actuelle conduit au désastre, mais nous nous montrons incapables de la modifier. Nous en sommes réduits à suivre le mouvement en y adhérant de moins en moins, dans une forme de défection intérieure, et à attendre la catastrophe comme seule à même de nous obliger à changer.

Le risque majeur est que les effondrements du système actuel engendrent la panique – avec les dangers afférents (en particulier politiques). Le malheur ne tient pas à la fin d’un monde difforme et entêté dans l’absurde, mais à l’ampleur des changements qui surviendront en un temps très restreint. Les hommes ont assurément d’extraordinaires capacités de résistance et, comme le rappelle Apollon dans l’Iliade, les Parques leur ont fait un cœur apte à pâtir. L’épreuve n’en sera pas moins porteuse de détresse :

« Le passage du présent état de choses à un mode de production convivial menacera beaucoup de gens jusque dans leur possibilité de survivre. […] Le passage à une société conviviale s’accompagnera d’extrêmes souffrances : famine chez les uns, panique chez les autres11. »

À cela il convient de se préparer pour essayer de devancer, si peu que ce soit, le choc contre le mur de la nécessité et prévenir le recours, dans le désarroi, aux solutions les plus extrêmes. Préparation matérielle certes – mais les possibilités demeurent limitées. Préparation morale également – afin de faire face à l’effondrement de façon relativement calme : parce qu’on n’identifie pas la vie avec la perpétuation des conditions de vie actuelles, et parce qu’on discerne dans les bouleversements à venir, avec les malheurs dont ils sont porteurs, l’occasion aussi de retrouver prise sur les choses – non pas de façon survivaliste, mais « vivaliste ». »

Et voici le lien vers l’article complet :

http://www.institutmomentum.org/milieu-robustesse-convivialite-contre-environnement-optimisation-complexite/#more-3750

 

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