Eloge et nécessité de la dialectique

Depuis l’Antiquité, la complexité de la vie et des choses est appréhendée, à défaut d’être maîtrisée, au moyen de la dialectique.

 

Cette discipline philosophique et citoyenne et cet état d’esprit sont plus que jamais nécessaires en ces temps prétentieux, verbeux, sectaires, compliqués et dangereux.

Voici ce qu’en dit Wikipedia.

« La dialectique s’enracine dans la pratique ordinaire du dialogue entre deux interlocuteurs ayant des idées différentes et cherchant à se convaincre mutuellement. Art du dialogue et de la discussion, elle se distingue de la rhétorique (qui se rapporte plutôt aux formes du discours par le dénombrement de ses différentes figures) car elle est conçue comme un moyen de chercher des connaissances par l’examen successif de positions distinctes voire opposées (même si l’on en trouve des usages détournés, visant la persuasion plus que la vérité[2]). Plus généralement, elle désigne un mouvement de la pensée, qui se produit de manière discontinue, par l’opposition, la confrontation ou la multiplicité de ce qui est en mouvement, et qui permet d’atteindre un terme supérieur, comme une définition ou une vérité.

Elle est ainsi devenue, en particulier à travers son assimilation par le Moyen Âge, une technique classique de raisonnement, qui procède en général par la mise en parallèle d’une thèse et de son antithèse, et qui tente de dépasser la contradiction qui en résulte au niveau d’une synthèse finale. Cette forme de raisonnement trouve son expression dans le réputé «plan dialectique» dont la structure est « thèse-antithèse-synthèse » : je pose (thèse), j’oppose (antithèse) et je compose (synthèse) ou dépasse l’opposition. »

Et si le taulier publie sur ce blog des thèses en apparence contradictoires, ce n’est pas que le reflet de sa propre tempête intérieure, c’est aussi par discipline dialectique avec des textes choisis pour l’alimenter.

Bonne continuation !

 

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3 commentaires sur “Eloge et nécessité de la dialectique

  1. Ne court-on pas le risque de raisonner pour raisonner ?
    quid d’une dialectique non argumentative, dé-raisonnable ?
    (supra/infra cérébrale ?)
    Enfin bon, je dis ça…je dis rien

    A un autre plan, il est vrai que le vulgairement passionnel s’est insinué jusqu’à devenir souvent le seul vecteur d’ « échanges » (plateaux télé…discours politique..).
    Pour revenir à une dialectique fructueuse, il faudrait sûrement que la machinerie soit mieux alimentée en amont (sphère éducative). Est-il encore temps ?

    Merci pour cet article et cette occasion de se réapproprier ce mouvement dialectique

    Franck
    mindfulair.wordpress.com

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    • Vous avez raison. Ce risque existe. Mais le constat le plus courant est une adhésion émotionnelle et peu réfléchie à des opinions qu’on nous sert. La dialectique ne vaut comme outil de connaissance que pour autant elle soit utilisée, même avec passion, sur des sujets que l’on accepte de travailler. Sinon, c’est de la rhétorique ou du cirque. Ceci dit, rien n’empêche de prendre plaisir à argumenter autour d’une bonne bouteille…

      Aimé par 1 personne

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