Fascination du djihad

Tenter de comprendre le monde, c’est partir à la recherche de parcelles de vérité,  d’en sélectionner certaines et d’en rejeter d’autres. Pourquoi ? Comment ?

 

Puis face à ce tas de pièces en vrac, de tenter de reconstituer un puzzle à 4 ou 5 dimensions.

Il peut y avoir du plaisir à découvrir une belle pièce digne de considération, couvrant les 3 dimensions de l’espace, voire couvrant également la dimension temporelle. Ou une pièce révélant le fond anthropologique ou sociologique ou culturel, religieux, historique, etc. qui traverse un monde ou le monde dans sa globalité ou la psychologie des individus.

Vraie ou fausse. Seule l’analyse dans le temps de cette pièce de puzzle donc de cette hypothèse permettra de l’accepter définitivement.

Quelquefois, vous tombez sur une pièce qui permet de solidariser des pièces plausibles mais s’emboitant mal. Plaisir suprême de découvrir probablement une pièce de choix.

C’est ce plaisir que j’ai éprouvé à la lecture du livre de Gabriel Martinez-Gros, spécialiste de l’Islam médiéval et en particulier d’Ibn Khaldoun intitulé « Fascination du Djihad ».

Ce livre est une analyse du phénomène djihadiste en s’appuyant sur le modèle historique des empires d’Ibn Khaldoun. Il fait une petite centaine de pages et tente d’éclairer notre présent avec un modèle ancien et en y introduisant les limites de ce modèle.

Je vous donne le lien vers le post d’Abou Djaffar qui avait attiré mon attention sur cet opuscule que je vous recommande.

Bonne lecture !

Car enfin ce n’était pas le hasard ni quelque aventure qui commençait à faire surgir des bois le Vieux avec son peuple de Lémures, déployant leur activité. Autrefois, on réglait son compte à cette engeance comme à de simples filous, et l’assurance qu’elle avait prise était le signe de profonds changements dans l’ordre, dans la santé, dans la fortune profonde du peuple. Il s’agissait dans ces conditions d’intervenir efficacement, et c’est pourquoi le besoin se faisait sentir d’ordonnateurs et de nouveaux théologiens aptes à voir clairement le mal depuis ses apparences extérieures jusqu’à ses racines les plus déliées ; alors seulement viendrait l’heure de frapper avec l’épée sacrée, qui fend l’obscurité comme un éclair. Aussi chaque homme avait-il le devoir de former une idée plus nette et plus forte que jamais du lien qui l’unissait à tous les autres, et de travailler à rassembler un nouveau trésor de légitimité.

 

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